Ghost In The Shell 2 : Innocence

Ce petit dessin animé japonais dont les dialogues ont été entièrement réécrits par Mozinor dans le but d'héxumer les citations pompeuses des plus grands penseurs de notre temps, est une sorte de "grand détournement" intellectuel et soporifique de 1h40. Il échoue là ou Vienet a excellé avec son extraordinaire film de Kung Fu "La Dialectique peut-elle casser des briques ?" et ses textes stratosphériques qui décortiquent sans complexe la subjectivité radicale. Mozinor a vraiment touché le fond ici.

Hellboy 2

Cette petite comédie burlesque en Divx est une réadaptation libre du Muppet Show avec des personnages plus réalistes. Animal (incarné par Hellboy) tentera dans ce crossover avec la série Stargate Atlantis, de contrer un méchant Wraiths qui a décidé de s'approprier une armée de soldats mécaniques anxiogènes pour éliminer les humains de la surface terrestre, le tout, sur un fond de problématique parentale. Pendant ce temps, Kermitt (incarné par Abe Sapiens) se lance dans une idylle zoocryptologique avec une femelle Wraiths. On retrouve ici l'univers en feutrine du très super-décédé Jim Henson, qui enchantera nos petites têtes blondes. La fin brutale à la Robocop, invitera le spectateur à se plonger religieusement dans une introspection sur la maternité. La zoocryptologie comme vous ne l'aurez jamais vu ailleurs.

The Dark Knight

Batman, le James Bond déguisé en chauve-souris-dark-gay-pride, revient cette fois bourrer le mou de cette vieille tantouze de cowboy que l'on a vu dans dans Brokeback Mountain, qui d'ailleurs, a décidé de laisser tomber le look des futales en cuir pour un style plus proche des frères Zapata. Le film aborde toujours des thèmes philosophiques chers à Rousseau et remet en cause son célèbre Contrat Social en imaginant une loi de la cité submergée totalement par le concept d'anarchie selon Spinoza. Au final, Dark Knight offre une définition tripartite de la liberté et une conception spécifique de la nature humaine, une critique radicale des liens de domination hiérarchiques, un projet de société anti-autoritaire et une stratégie de changement social basé sur l'action directe. Enfin je crois.

Bienvenue chez les Ch'tis

Il s'agit d'une adaptation de la célèbre émission de télé réalité Strip Tease en version grand écran de 1h46, qui explore en toute objectivité le fossé intellectuel qui sépare le Nord de la France du reste de la France. Ce documentaire soporifique à la construction laborieuse nous apprend ce que l'on sait déjà depuis fort longtemps : que le Nord de la France est peuplé de gens forts cheulous au dialecte aussi énigmatique que l'Esperanto. Un long métrage anxiogène qui donne des sueurs froides dans le caleçon et qui remet en cause le degré de civilisation du patrimoine génétique humain.

L'incroyable Hulk

Ce thriller psychologique traite par dessus la jambe du concept de Droit du plus fort selon Rousseau. Un scientifique bipolaire ne peut s'empêcher de fracasser l'intégralité du mobilier bourgeois à sa portée lorsqu'on le taquine cordialement. De son côté, l'armée bushiste tente de créer une armée de supers soldats facilement énervables pour anéantir plus facilement Ben Laden... On regrettera la tournure que prend cet essai cinématographique de Droite sur les théories de Rousseau, qui se transforme rapidement en pamphlet musculeux et acerbe dirigé contre le bouddhisme Zen. C'est la vérité bâtard !

JCVD

Au travers de ce film d'action à l'ancienne, Jean Claude Van Damme nous livre une profonde analyse sur la tautologie en incarnant Jean Claude Van Damme. JCVD casse le schéma habituel des œuvres majeures du philosophe belge en nous proposant à aucun moment le fameux grand écart entre deux chaises tant miroité par les aficionados. Une autobiographie poignante à ne pas rater rien que pour la séquence d'introspection structuraliste où Van Damme se lance sans complexe dans un raisonnement avant gardiste qui déconstruit tous les fondements du sophisme pour mieux le transcender. Great !

Eternal Sunshine

Ce petit téléfilm traite du trou béant de la sécurité sociale. Il oscille entre le docu à la Confession Intime made in TF1 et l'ambiance cheulou des oeuvres anxiogènes de David Lynch : le héro de The Mask souhaite oublier sa petite copine ultra-chiante en utilisant les services d'un docteur pas banal. Cet épisode "One" de The Mask n'est malheureusement pas aussi poilant que les autres opus, et ce, même s'il contient un Hobbit anachronique dans son casting pour pasticher le style humoristique incongru des frères Zucker. Dommage.

Iron Man

Ce film psychologique transcende le concept du tuning en l'appliquant à l'être humain. Le long métrage se veut comme une parodie de Monster Garage, la célèbre émission de tuning de bagnoles bushistes, mais chez les Talibans. Le pitch : Un vieux connard se transforme en humaniste après un long séjour anxiogène dans des grottes Afghanes. Une fable post-moderne qui revisite le célèbre Contrat Social de Rousseau.

Hitman

Une bande de chauves anxiogènes sapés chez Gucci s'entretuent joyeusement tandis qu'une péripatéticienne, nymphomane sur les bords, passe son temps à s'exhiber dans les grands hôtels de Moscou. Un film d'action qui traite des troubles psychologiques liés à la déficience de pilosité capillaire.

La Dernière Tentation du Christ

Ce documentaire chrétien relate la vie de Jésus Christ -le premier hippie de l'humanité- en tant que "guy next door". Le baba cool qui se faisait appeler pompeusement "le fils de Dieu" par ses amis flippe comme un hamster en cage et va au gogue comme tout le monde en fin de compte. Djizeuss comme vous ne l'aurez jamais vu auparavant.

Night of the Living Dead

Ce film fétichiste très sexy est une sorte de "Bricol' Girls" avec des zombies anxiogènes. On y apprend de manière fort didactique comment rafistoler et barricader des portes et des fenêtres avec les moyens du bord en clouant n'importe quoi : planches de bois, armoires, table à repasser... Un super cadeau original pour les nécros qui veulent se mettre au bricolage facile.

La Liste de Schindler

Dans ce spinoff de Star Wars, le maître Jedi Qui-Gon Jinn décide dans une liste de qui doit vivre ou mourir. Hélas, le film ne comblera pas les attentes des férus de la saga de la Guerre des Etoiles du fait de son absence d'effets spéciaux et de combats roboratifs aux sabres laser. Dommage.

Super Size Me

Un docu-réalité qui racole à donf en fustigeant à tort les fast food histoire d'être dans le vent. Une enquête insipide filmée avec les pieds de 1H30 qui ne nous apprend rien de bien furieusement révolutionnaire : manger beaucoup fait grossir. Tout ça pour ça, bravo.

Le Tombeau des Lucioles

Le dessin animé japonais le plus soporifique jamais réalisé depuis des décennies. Deux petits enfants décident de s'enfuir de chez leur tante en 1945 après le bombardement de Kobé pour s'installer dans un bunker. A partir de là, les petites ordures aux doigts boudinés vont râler pendant 1h20. Heureusement, la petite soeur toute "kawai" meurt de faim pour notre plus grand plaisir de voir se terminer ce pamphlet allégorique assommant sur la gastronomie en temps de guerre.

L'Armée des Morts

Ce film d'anticipation politique qui fait froid dans le dos décrit de façon réaliste une révolution communiste de SDF cannibales sur le territoire bushiste. Une poignée de capitalistes keynésiens s'enferme dans un centre commercial, dernier symbole de la société de consommation, pour relancer l'idéologie néolibérale dans le pays. Un film poignant qui ne donne pas envie de voter à Gauche.