Bienvenue chez les Ch'tis

Il s'agit d'une adaptation de la célèbre émission de télé réalité Strip Tease en version grand écran de 1h46, qui explore en toute objectivité le fossé intellectuel qui sépare le Nord de la France du reste de la France. Ce documentaire soporifique à la construction laborieuse nous apprend ce que l'on sait déjà depuis fort longtemps : que le Nord de la France est peuplé de gens forts cheulous au dialecte aussi énigmatique que l'Esperanto. Un long métrage anxiogène qui donne des sueurs froides dans le caleçon et qui remet en cause le degré de civilisation du patrimoine génétique humain.

L'incroyable Hulk

Ce thriller psychologique traite par dessus la jambe du concept de Droit du plus fort selon Rousseau. Un scientifique bipolaire ne peut s'empêcher de fracasser l'intégralité du mobilier bourgeois à sa portée lorsqu'on le taquine cordialement. De son côté, l'armée bushiste tente de créer une armée de supers soldats facilement énervables pour anéantir plus facilement Ben Laden... On regrettera la tournure que prend cet essai cinématographique de Droite sur les théories de Rousseau, qui se transforme rapidement en pamphlet musculeux et acerbe dirigé contre le bouddhisme Zen. C'est la vérité bâtard !

JCVD

Au travers de ce film d'action à l'ancienne, Jean Claude Van Damme nous livre une profonde analyse sur la tautologie en incarnant Jean Claude Van Damme. JCVD casse le schéma habituel des œuvres majeures du philosophe belge en nous proposant à aucun moment le fameux grand écart entre deux chaises tant miroité par les aficionados. Une autobiographie poignante à ne pas rater rien que pour la séquence d'introspection structuraliste où Van Damme se lance sans complexe dans un raisonnement avant gardiste qui déconstruit tous les fondements du sophisme pour mieux le transcender. Great !

Eternal Sunshine

Ce petit téléfilm traite du trou béant de la sécurité sociale. Il oscille entre le docu à la Confession Intime made in TF1 et l'ambiance cheulou des oeuvres anxiogènes de David Lynch : le héro de The Mask souhaite oublier sa petite copine ultra-chiante en utilisant les services d'un docteur pas banal. Cet épisode "One" de The Mask n'est malheureusement pas aussi poilant que les autres opus, et ce, même s'il contient un Hobbit anachronique dans son casting pour pasticher le style humoristique incongru des frères Zucker. Dommage.